Les bonbons n’auront plus de secrets pour vous

Publié dans A manger !


Le bonbon est un mot magique qui fait s’écarquiller tout rond les yeux des enfants à sa simple évocation. Les sucreries ont un succès insolent chez les jeunes et les adultes y succombent volontiers. Cette gourmandise se décline aujourd’hui sous bien des formes et de nouvelles tendances en matière de goût suivent les dernières modes. Colorés et aux formes multiples, les bonbons sont avant tout un plaisir à partager. On se les offre volontiers, on les partage dans les cours de récréation, on les déguste suavement chez soi confortablement installé. Chacun son plaisir, chacun ses goûts, la gamme est si variée que tout un chacun y trouve son compte et apprécie sans trop de modération ces divines sucreries. Mais connaissons-nous vraiment l’histoire de cette friandise, ses méthodes de fabrication et les différents types ?

 

L’origine des bonbons

 

L’origine des bonbons semble être plus lointaine de ce que l’on a coutume de penser. Le miel des abeilles a flatté le palais des Babyloniens durant leur période antique grâce à ses douces saveurs. Mais c’est la découverte du « roseau qui donne du miel sans le secours des abeilles » (la canne à sucre) par les Perses au 6e siècle avant notre ère et sa propagation faite plus tard par Alexandre le Grand qui va contribuer à développer sur le pourtour du bassin méditerranéen une passion pour ces nouvelles notes sucrées.

Le miel par exemple est alors beaucoup utilisé dans la cuisine grecque ou romaine, tandis que les plants de canne à sucre sont introduits dans leurs empires. Durant l’antiquité, il n’était pas rare d’enrober de miel des fruits, des fleurs ou des noix. Les premières friandises naissaient alors.

Il faudra attendre le XVIe siècle pour pouvoir parler de véritable naissance de la confiserie en Europe occidentale. C’est précisément à cette époque que les douceurs sucrées ne sont plus l’apanage des têtes couronnées, mais elles vont se démocratiser avec l’apparition des fruits confits et des confitures. Bien vite, ils seront rejoints par des pastilles à sucer, et à partir de là c’est la porte ouverte aux créations sucrées en tous genres. Le sucre sera produit en quantité dans les colonies au prix de bien des sacrifices humains, mais la découverte du sucre de betterave permettra de commercialiser des friandises à moindre coût et donc de contribuer à leur succès.

Les Papes en Avignon, les congrégations religieuses comme à Flavigny créent des berlingots, des pastilles parfumées. À la cour des Rois de France, on succombe pour les pâtes de fruits et les sucres d’orge. Au XVIIe siècle apparaissent la réglisse, les dragées, les sucettes et autres marrons glacés.
Grâce aux betteraves sucrières, le bonbon moderne peut enfin être commercialisé en quantité et devenir un produit de grande consommation fabriqué à grande échelle dans les usines spécialisées.

La méthode de fabrication des sucreries

Les méthodes de fabrication d’une sucrerie peuvent être variées et elles sont spécifiques à chaque type de bonbons. Par exemple les arômes ou les colorants peuvent être naturels ou chimiques. Certains vont même aujourd’hui plus loin avec l’élaboration de bonbons bio.
La méthode de base, commune à l’ensemble des confiseries, consiste à faire chauffer le sucre jusqu’à une certaine température permettant d’obtenir un sirop.

Ce sirop a une texture plus ou moins liquide. À partir de cette pâte sucrée, on ajoute des colorants ou des arômes. C’est ici qu’intervient la qualité des produits utilisés ce qui va se répercuter sur le prix du bonbon final. Plus les arômes sont d’origines naturelles, plus le bonbon sera cher. Pour les confiseries bon marché, on constate l’utilisation d’arômes chimiques. Cette pâte est ensuite glissée dans des moules qui vont donner au bonbon une forme spécifique.

Cela représente les grands traits de la fabrication des bonbons. Mais les grandes marques de bonbons gardent souvent jalousement leur touche personnelle ou certains ingrédients ajoutés qui font leur secret de fabrication.

bonbons

Les différents types de bonbons

La gamme de friandises est si vaste qu’il serait fastidieux d’en dresser un inventaire exhaustif. Nous allons nous concentrer sur les plus connus et vous les présenter.

Les guimauves

La guimauve sauvage, aussi appelée mauve blanche, est une plante commune en Europe, qui est à l’origine, surtout utilisée comme plante médicinale, car elle offre certaines propriétés émollientes utiles en cas d’inflammations. C’est cette plante qui a donné son nom à une friandise bien connue.

À l’origine, on utilisait les extraits de cette plante que l’on faisait gonfler dans l’eau et qui se transformaient en colle ou en gélatine dont on se servait pour confectionner la friandise. De nos jours, la plante est le plus souvent remplacée par de la gélatine ou par de la gomme arabique que l’on incorpore à un mélange d’œuf et de sucre. Le tout confère à la guimauve un côté spongieux et on la découpe en cube ou en bâton. On peut aussi lui donner des formes en la faisant passer dans des moules. On peut encore varier les teintes en ajoutant des colorants et pour la conserver on ajoute enfin des agents de conservation. La version la plus connue est celle des chamallows. Une variante light existe en faisant l’impasse sur l’utilisation d’œufs.

La réglisse et les bonbons à base de réglisse

La réglisse est aussi une plante dont on utilise les feuilles ou les racines avec leur tige dans le domaine médical pour certains traitements. Outre ces vertus médicinales, la réglisse sert de base à des confiseries de couleur sombre, marron ou noir.

Les bonbons à base de réglisse sont mélangés à un sirop de glucose ou à de la gélatine et sont parfois recouverts d’un glaçage coloré très attirant. On connait les bâtons de réglisse (bois de réglisse), les rouleaux de réglisse, les réglisses fourrées ou les petites pastilles colorées au cœur de réglisse.

Les bonbons gélifiés et gélatinés

Les bonbons gélifiés s’obtiennent grâce à un mélange de sucre, de sirop de glucose, de gélatine et d’eau. C’est sans doute dans ce domaine que l’imagination des créateurs s’exprime le mieux. Les bonbons gélatinés se déclinent sous toutes les formes et toutes les couleurs. Ils suivent les modes en matière de goût et actuellement la préférence des enfants va plutôt pour les modèles acidulés qui « piquent ». Ce sont aussi eux qui sont les moins naturels avec l’emploi de colorants et ils sont parfois décriés, car ils utilisent de la gélatine animale ;

Les pastilles

Les pastilles sont des petits bonbons dragéifiés et colorés que l’on suce et qui sont très agréables, car ils sont à base de plantes ou de produits naturels. Les pastilles fraicheur telles que celles vendues par Nicebonbon sont très appréciées, car elles rafraichissent la bouche et l’haleine. Pratiques, dans de petits conditionnements, elles s’emportent partout et se consomment facilement. Aujourd’hui, certaines variétés sont des pastilles sans sucre, elles permettent d’être prises sans risque par les personnes soucieuses de leur ligne.

pastilles fraicheur

Les sucettes

Les sucettes sont des friandises fixées au bout d’un bâtonnet et que l’on suce. Elles sont indémodables, même si aujourd’hui les goûts chimiques acidulés ont tendance à remplacer les arômes de fruits. Elles remportent un grand succès auprès des plus jeunes, car c’est un bonbon qui dure longtemps et prolonge le plaisir.

Les caramels

Le caramel est une gourmandise obtenue à partir de la cuisson du sucre porté à une certaine température. Il se décline sous deux formes : caramels mous ou caramels durs. Il a une jolie couleur brune ou blonde et un bon goût sucré. Lors de sa préparation, on ajoute au sucre du beurre, du lait ou de la crème.

Vous en savez un peu plus sur le monde de la friandise, qu’elle soit chimique ou biologique, qu’elle soit à mâcher ou a sucer. La gourmandise est sans doute un vilain défaut, mais ce serait un péché de ne pas succomber à l’appel des friandises. Et n’oublions pas qu’il n’y a pas d’âge pour se faire plaisir…

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